Marilyn Duras

Un collectif protéiforme ?
Potentiellement sonore ?
Une useuse de Bic ?
Un collège irrationnel ?
Une suceuse de micro ?
Un groupe de rock sans rock ?
Une animal à quatre mains au moins…

Marilyn Duras
© Maria Duro
Marilyn Duras — photographie
Le hasard qui n’existe pas — Marilyn Duras
Marilyn Duras, groupe de Rock — photographie

Le film sonore · 69 minutes

Marilyn Duras, groupe de Rock

© Constantin Lunarine

Au départ j’étais seule face au texte. J’avais envie de traiter le poème en musique en vue d’une installation sonore. J’ai proposé à Laurent Pettigand de faire un groupe de rock avec moi et d’agir spontanément. On s’est enfermé en résidence à Naxos Bobine pour inventer et monter un film sonore. Le titre s’est imposé de lui-même. À l’époque, lorsque nous avons composé la bande, c’est ce que nous avons obtenu : 69 minutes. On a gardé ce format qui faisait sens. Ensuite nous avons fabriqué des images pour des clips graphiques qui ressemblaient à des tableaux en activité.

Alors j’ai voulu faire un geste performé pour concourir au festival de Cannes qui rendrait hommage à Marilyn Monroe. J’ai filmé avec une petite caméra des draps, des ombres, des lumières, la lune, la nuit, le jour à travers des persiennes, etc. Nous avons monté cette vidéo à Sycomore Film avec Luu Anh Laporte. Elle n’a pas été retenue à Cannes mais elle m’a servi de décor pour les performances où j’invitais des artistes à rejoindre ce drôle de groupe rock : des acteurs, vidéastes, photographes, performeurs, plasticiens. Des soirées dans des sous-sols, dans des théâtres, des halls, des cafés, des librairies lors de dédicaces du livre, la rue, des festivals, des scènes alternatives, une piscine, la campagne, des concerts en plein air, à l’étranger, dans des festivals, même un cimetière…

Création transdisciplinaire Marie-Madeleine — dos nu servant de fond au texte

Marie-Madeleine

C’est celle qui se sauve.
C’est l’orbe par l’esprit.

TEXTE · ENREGISTREMENT · PERFORMANCE · INSTALLATION

C’est une exposition

C’est un paysage en parallèle

C’est une succession de sons

C’est un livre de l’autre côté du temps

Une révélation chuchotée pour traverser l’image des mots

Un mythe au féminin en transparence

Une voix issue des éléments

Un volcan en sourdine

Un récit intérieur enfouit sous des musiques

Un souvenir ancien

Une gomme qui découvre en effaçant les écritures au masculin

C’est une exposition

Un paysage de pages volatiles tracées à l’encre blanche

Pour homme

évolutif Roman

C’est un livre pour homme

C’est une voix de femme

Une voix qui parle au milieu de la guerre de l’homme et de la femme

Et qui se concentre à entendre les chuchotements de l’amour

C’est un livre d’amour

La voix dira Je ou ne dira pas Je. La voix dira tout ce qu’elle voudra dire Se désire comme un baume

Elle ne s’excuse pas d’avance de n’être qu’une voix de la sincérité́ au féminin

Mon histoire d’amour n’est pas une histoire qui vient des livres Et ce sont les livres qui viennent de mon histoire d’amour Mon histoire d’amour

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Est une histoire de temps qui ne se conte pas

Je ne peux rien pour cette histoire

Que la sentir passer aux endroits cachés

Dans des au-delàs̀ ignorés par les mots

Touchent à l’âme Explosés De passage L’atmosphère L’air Éprouvés par chair Visités par cris

Et la voix qui souffle parfois cette histoire-là Taisons-là

Qu’elle traverse

Coute que coute

S’offrir à ça

Au passage de l’Amour

Aldo Romano : batterie

Jac Berrocal : trompette / fémur

Jean-Christophe Mahé : réalisation

Bagheera Poulin : Texte/ voix